MESSAGE URGENT PLANU
06 octobre 2023 – 14h
INCENDIE DU 04/09 - Amiante - SUITES
Comme annoncé lors de notre dernière communication du 08 septembre dernier, laquelle faisait suite à l’incendie du 04 septembre survenu entre les rues des Sablières et du Granchamp, la Ville de Châtelet a sollicité Madame Céline TELLIER, ministre de l’Environnement, afin d’obtenir ses recommandations.
La réponse nous est parvenue ce mardi 03 octobre, le courrier étant disponible dans son intégralité ci-dessous. La ministre y fait état de la bonne gestion de la Ville et assure que vu «les précipitations qui ont suivi l’événement, et sous réserve de l’évacuation complète des matériaux amiantés encore présents, les indications sérieuses de pollution à l’amiante résultant de l’incendie sont peu consistantes et ne nécessitent pas d’enclencher une étude approfondie sur base du décret sol.»
Ceci étant, un contrôle était recommandé et nous avons obtenu des informations supplémentaires de la Cellule d’appui transversale du SPW, qui a communiqué les informations suivantes :
- L’amiante n’est pas un produit unique mais est en fait une famille de cinq composés minéraux naturels (des silicates) constitués de fibres microscopiques agglomérées. Ce sont ces fibres qui sont responsables de la toxicité de l’amiante lorsqu’elles sont libérées et dispersées. Elles se fragmentent en effet facilement en fibrilles d’un diamètre inférieur au micron (millième de millimètre) qui peuvent pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire, y provoquer une inflammation et, dans les cas les plus graves, mener au développement de plaques pleurales (épaississement et durcissement de la plèvre) ou à un cancer.
- Dans l’état actuel des connaissances, les experts s’accordent pour dire que l’amiante ne présente que cette toxicité par inhalation tandis que l’ingestion ou le contact avec la peau n’induisent aucun effet néfaste. Tout au plus peut-on noter une irritation modérée en cas de contact avec les yeux.
- De la même manière, il est bon de rappeler que les pathologies les plus sévères ont été après des expositions prolongées, à de fortes concentrations, principalement en milieu professionnel et avant l’avènement des mesures de protection
- Etant donné ce qui précède, on comprend aisément que ce qu’il faut éviter, c’est de conserver des fibres sur une surface qui serait exposée aux vents permettant ainsi leur mise en mouvement. Dès lors, sachant que par ailleurs vous avez bien entendu confié la gestion du lieu sinistré à une entreprise spécialisée, il convient de conseiller aux riverains ce qui suit :
- Laver les surfaces planes qui ont été exposées aux retombées.
Pour les toitures, on peut considérer qu’une pluie de moyenne importance est suffisante pour les rincer.
Pour les terrasses ou le mobilier de jardin, on privilégiera un lavage à l’eau et au savon.
Il vaut mieux éviter le Kärcher qui risque de mettre les fibres en suspension. Il en va de même pour un brossage à sec.
- Les fibres qui se seraient trouvées sur les toits ont pu être emportées vers des citernes d’eau de pluie.
Si la citerne est exclusivement utilisée pour des chasses des WC, aucune mesure n’est à prendre. Les fibres seront entrainées vers les égouts publiques.
Si par contre l’eau de pluie est utilisée pour des lessives ou pour le jardin, on peut toujours craindre que des fibres d’amiante se retrouvent sur le linge ou les légumes et soient remises en mouvement par le vent. (Même si ce risque est très faible, selon les experts)
La solution la plus sure est dès lors de procéder à une vidange de la citerne vers les avaloirs publiques.
Un lavage de la citerne après sa vidange n’est pas nécessaire.
- En ce qui concerne les sols des terrains voisins du sinistre, à part l’enlèvement d’éventuels débris visibles par une société spécialisée, les experts consultés ne voient pas la nécessité d’aller plus loin. Ils ne suspectent pas une concentration suffisamment élevée pour justifier une toxicité des sols et la nécessité d’un traitement.
- Concernant les fruits et légumes, enfin, les bonnes pratiques habituelles qui consistent à les laver à l’eau (ainsi que les mains) avant de le consommer, suffisent à garantir l’absence de risques liés à un éventuel dépôt d’amiante.
Enfin, notons que la Ville a bien pris les dispositions nécessaires ces dernières semaines. Ainsi, la Ville a procédé à la sécurisation du site, à l’évacuation des matériaux amiantés et au nettoyage des voiries et avaloirs alors que le bâchage du bâtiment est en cours.
Pour toute question supplémentaire, contactez le service Plan d’urgence au 071/24.32.03 de 08h à 17h.